Récemment, j’ai entendu le témoignage d’une femme de la République Démocratique du Congo qui a dû se rendre dans ces camps de réfugiés et sur les lieux en guerre pour chercher à y apporter un peu de soulagement. Elle m’a d’abord rappelé que cette population a été décimée par des années de guerres et de morts : près de six millions. C’est le pire drame humanitaire depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Cette femme, une religieuse, accompagnée de deux évêques congolais, faisait partie d’une délégation qui était venue rencontrer les députés canadiens, le 2 décembre dernier, afin de les sensibiliser aux atrocités actuelles dans la région au nord de Goma dans la province du Nord-Kivu.